Compagnie

Démarche

La compagnie permanente de La Poudrière est orientée vers la création et la recherche. Elle conçoit, produit et réalise chaque saison un ou plusieurs spectacles adultes ou jeune public, dont elle assure la médiation. Elle s’investit également dans des projets artistiques proposés par des mandataires extérieurs. Chaque création est envisagée comme une nouvelle exploration du vaste territoire marionnettique, selon un processus d’approfondissement artistique toujours en évolution.

 

Créer un spectacle de marionnettes c’est engager un travail de création total, dans la mesure où tout est à inventer. Les arts de la marionnette ne peuvent se reposer en effet sur des textes de répertoire spécifiquement adaptés à ces formes d’expression. Par ailleurs, à chaque nouveau projet, la notion de « marionnettes » implique une redéfinition de sa nature et de son degré de transposition : de l’abstraction à l’hyperréalisme anthropomorphique, en passant par toutes les familles d’objets ou de matières. Ces objets, qu’ils soient construits pour servir une création ou détournés de leur usage quotidien comme dans le théâtre d’objets, sont élaborés ou sélectionnés pour répondre à des impératifs à la fois plastiques et techniques, ce qui nécessite de la part de l’équipe artistique des compétences larges et variées.

 

Le comédien-manipulateur exerce en quelque sorte un double métier : en plus de son travail d’acteur il doit se confronter à des objets particuliers, apprendre à « vivre avec eux », à les manipuler et à leur donner vie. Il doit pouvoir se révéler tout en révélant « l’autre ». Un travail exigeant, qui nécessite un apprentissage et un exercice constant. C’est pourquoi la compagnie travaille à la fois avec des collaborateurs fixes ou réguliers, exercés à la spécificité de cette forme d’expression (scénographe, comédiens, compositeur, créateur lumière, etc.) et à la fois avec des artistes venus d’autres horizons qu’elle forme et introduit à cet univers particulier.

 

La compagnie entretient également des liens à l’international, notamment par l’intermédiaire du marionNEttes – festival international, en coopérant avec des artistes européens de référence et des festivals prestigieux comme ceux de Charleville-Mézières, Stuttgart et Strasbourg. Programmation, échanges de spectateurs, résidences d’artistes, ateliers, la compagnie est en contact constant avec la création européenne en arts de la marionnette. Une dimension essentielle qui enrichit également son propre travail.

Equipe

La Poudrière – Pôle en arts de la marionnette – Neuchâtel est formé de cinq membres et fonctionne comme un collectif de création et de gestion. Si certains rôles sont fixes, certaines attributions, particulièrement sur le plan des activités de création, évoluent et s’adaptent selon la nature et la spécificité des projets.

 

Par ailleurs, la compagnie tire son énergie et sa force d’une riche constellation de collaborateurs réguliers, d’artistes invités (créateurs, comédiens, auteurs, etc.) associés le temps d’une saison, et enfin de l’Association des Amis de La Poudrière, soutien fondamental aux activités du Pôle.

Membres permanents

Julien Baillod

Composition musicale

Noëlle Bron

Administration /

communication

Corinne Grandjean

Direction / mise en scène/ jeu

Laurence Iseli

Mise en scène /

communication

Yannick Merlin

Jeu

Collaborateurs réguliers

Pierre Gattoni

Scénographie / mise en scène

Gilles Perrenoud

Création lumière

Claire Perret-Gentil

Jeu

Artistes associés saison 2020-2021

Olivier Chiacchiari

Ecriture

Benoît Fincker

Vidéo

Albert Marcoeur

Jeu / chant / écriture

Léo Vuille

Jeu

Association des amis de La Poudrière

Une caractéristique de La Poudrière est l’engagement, dès ses débuts, autour du noyau de professionnels, d’une communauté d’amis d’une fidélité toujours intacte. Cette Association des Amis de La Poudrière regroupe principalement d’anciens collaborateurs de la compagnie et leurs familles. Présents à chaque défi, ils apportent au besoin leur soutien, leur analyse, leurs compétences et leur énergie bénévolement, donnant ainsi, sur la durée, une assise et une force de déploiement indispensable à la compagnie.

Historique

Depuis L’Attrape-nigauds (1975),  première création à part entière d’une troupe encore embryonnaire, le Théâtre de la Poudrière n’a cessé de chercher à réinventer l’art de la marionnette en s’aventurant par-delà ses frontières originelles. Dès Sixtus (1981), les marionnettistes se muent en castelets vivants, puis au gré des créations, la marionnette s’affranchit, toujours plus libre, surprenante, quitte à s’éclipser carrément… Avec La Mécanique du Sel (2011), le corps du marionnettiste devient lui-même objet de manipulation. 

Le Théâtre de la Poudrière, c’est d’abord la fascination de la marionnette, mais c’est aussi l’exigence d’une troupe et donc la conviction que le théâtre est une épopée collective. Un petit groupe d’amis qui jamais ne se séparent, mais qui s’ouvrent aux autres et qui agrègent en permanence de nouvelles énergies. La troupe est neuchâteloise, mais elle tisse un réseau à travers l’Europe qui passe par Charleville-Mézières, Baden, Marseille… Elle crée et tourne ses propres spectacles, mais elle invite aussi ceux des autres à l’occasion des Semaines Internationales de la Marionnette en Pays Neuchâtelois.

 

Aux créations collectives qui sont la marque de la Poudrière, s’ajoutent des pièces de théâtre, comme Achterloo (1994) de Friedrich Dürrenmatt, ou des adaptations telles que Les Indes Noires (2012) de Jules Vernes. Une soif d’expérimentation, de limites repoussées, qui conduit la troupe à jouer ce dernier spectacle dans le dédale d’une mine d’asphalte désaffectée où le public s’enfonçait dans les ténèbres, casque sur la tête, pour vivre une aventure théâtrale… 

Si le Théâtre de la Poudrière s’est dès le début focalisé sur des mises en scène pour adultes, il s’est régulièrement investi dans les créations pour jeune public.  A l’instar de Belliou la Fumée(2004, d’après J. London) ou Une Saison dans la Vallée des Moumines (2005, d’après Tove Jansson, les marionnettes de la Poudrière ont sublimé des textes d’auteur à l’intention des enfants. Appréciés et redemandés, certains spectacles ont longuement tourné, comme ce fut le cas, entre autres, pour L’Ile au Trésor (2009, de R.- L. Stevenson).

 

Impossible d’évoquer le Théâtre de la Poudrière sans mentionner cette spécificité qui a si profondément imprégné son parcours : dès les débuts, le noyau professionnel a été entouré, secondé, conseillé par un groupe d’amis d’une fidélité toujours intacte. A chaque étape, chaque défi, ils étaient là. Sans eux, cette incroyable aventure théâtrale n’aurait sans aucun doute pas été ce qu’elle est devenue.

 

 

Soutiens

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